Date de début:
13:00
Date de fin:
14:00
Lieu:
Centre de conférences d'Orléans
Ville:
Orléans
Producteur:
-

Durée:
30:32
Type:
video/mp4
Poids:
195.75 Mo
Format:
mp4
Résolution:
768x576
Codec:
-

Session_pépinière-Mycorhization et micro-organismes

Le secteur de l’agriculture et notamment l’horticulture s’inscrit depuis de nombreuses années dans une dynamique de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. En France, en 2009, à la suite du Grenelle de l’environnement, le plan Ecophyto 2018 a placé un objectif de réduction de 50 % pour l’usage des pesticides chimiques.
Ainsi dans ce contexte et dans une logique de protection des opérateurs du monde agricole, de l’environnement et du consommateur, l’utilisation de produits biologiques est une des voies les plus prometteuses. Ces nouveaux produits se caractérisent par l’utilisation d’organismes vivants ou de matières naturelles.
Dans une démarche de production intégrée, il est courant aujourd’hui d’utiliser des insectes prédateurs ou parasitoïdes pour lutter contre les ravageurs des cultures ainsi que des micro-organismes tels que la bactérie Bacillus thuringiensis reconnue et utilisée comme biopesticide. Ici, nous nous intéressons plus particulièrement aux nouvelles stratégies de lutte contre les champignons pathogènes du sol par l’utilisation de produits à base de bactéries ou champignons antagonistes. En effet, certains champignons (Trichoderma sp., Glomus sp. et Gliocladium sp.), de même que certaines bactéries du genre Bacillus, sont maintenant connus pour leurs propriétés de stimulation des cultures et de protection par parasitisme, antagonisme ou antibiose dans certaines conditions face à des pathogènes du sol tels que Phytophthora sp., Pythium sp., Rhizoctonia sp., Sclerotium sp. et Fusarium sp. Cependant, leur efficacité en production reste dépendante de nombreux facteurs abiotiques tels que les conditions climatiques, l’humidité relative ou la température, mais également de facteurs biotiques comme dans certains cas, le couple formé entre l’organisme vivant et la plante. Leur efficacité avérée en conditions optimales, en laboratoire ou en milieu confiné, sont souvent difficiles à reproduire en conditions de production. L’effet prophylactique de ces produits tient au fait qu’une meilleure croissance de la plante la rend moins vulnérable face au pathogène. Subséquemment, l’effet de ces produits est en théorie double, puisqu’ils jouent à la fois le rôle de fertilisants et de fongicides, ces derniers étant supprimés ou fortement diminués.
Les équipes de l’Institut horticole Astredhor ont inclus depuis plusieurs années, dans leurs programmes d’expérimentation, l’évaluation et l’optimisation de ces nouveaux moyens de lutte. L’objectif final étant de transmettre aux producteurs les connaissances acquises et de leur apporter conseil pour une gestion culturale adaptée à l’utilisation de ces produits.

Jean-Marc DEOGRATIAS • GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest

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