C'est en ces termes fameux que Montaigne dans Les Essais décrivait l'homme. Ils peuvent s'appliquer aussi à ce phénomène protéiforme qu'est le mouvement brownien, dont l'origine remonte à la publication par le botaniste écossais Robert Brown de ses observations de 1827.
Les lois de ce phénomène furent physiquement expliquées en 1905 par Sutherland, Einstein et Smoluchowski, confirmées par Langevin et Perrin en 1908, et le terme passa à la postérité mathématique grâce aux travaux de Bachelier (dès 1900 !), et de Wiener et Lévy à partir de 1923. Récemment, la géométrie multifractale de la courbe brownienne plane s'est trouvée au coeur de progrès significatifs en physique théorique et en mathématiques.
On expliquera en termes simples les divers cheminements de ce phénomène.
Bibliographie
- Le mouvement brownien, « divers et ondoyant », Séminaire Poincaré « Einstein, 1905-2005 », 9 avril 2005, www.lpthe.jussieu.fr/poincare et Birkhaeuser, Basel, 2005.
Bertrand Duplantier, Directeur de recherche au Service de physique théorique, CEA/Saclay