Date de début:
16:00
Date de fin:
17:00
Lieu:
Centre de conférences d'Orléans
Ville:
Orléans
Producteur:
-

Durée:
52:06
Type:
video/mp4
Poids:
333.74 Mo
Format:
mp4
Résolution:
768x576
Codec:
-

Les supports de culture

L’horticulture actuelle ne peut se concevoir sans prendre en considération la forte demande sociale pour de pratiques respectueuses de l’environnement. Si la bonne gestion de l’eau, des éléments fertilisants et des produits phytosanitaires en cours de culture est principalement mise en avant comme conditions d’une horticulture durable, la nature du support de culture employé pose aussi question.

Premier constituant des supports de culture en France et plus largement en Europe (notamment en raison de ses qualités physiques qui permettent une conduite technique souple en matière de fertilisation et d’irrigation), la tourbe souffre néanmoins de l'impact écologique négatif lié à l'exploitation des tourbières. Toutefois, l’horticulture n’a pas les moyens aujourd’hui de faire l’impasse totale sur l’emploi de tourbes. Elle cherche donc à élargir le champ des matériaux de substitution partielle possibles.

Outre l’écorce, d’autres nombreux produits plus ou moins complémentaires ou alternatifs à la tourbe sont ainsi présents et montrent un essor important sur le marché, comme ceux à base de fibres de coco ou de fibres de bois. Avec des propriétés relativement proches de la tourbe, certains produits à base de fibre de coco peuvent se substituer partiellement à la tourbe, mais ne peuvent la remplacer totalement sur le marché des substrats en raison de volumes disponibles beaucoup plus limités. Quant aux produits issus de fibres de bois, leurs caractéristiques leur confèrent plutôt un rôle de produits complémentaires à la tourbe, en raison de propriétés relativement différentes. L’emploi de composts de déchets verts comme substrat se limite essentiellement au marché grand public, en raison d’une qualité agronomique plutôt inférieure, comparée aux tourbes ou autres produits. Quant aux laines minérales, leur alternative est de plus en plus considérée, car, bien qu’utilisées avec succès en production de fleurs coupées ou cultures légumières, elles posent le problème de la difficulté de leur élimination et/ou de leur recyclage.

Jean-Charles MICHEL, maître de conférences • Agrocampus Ouest Centre d'Angers

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